Mon parcours d’étudiant en kungfu n’a pas été facile.
Je n’étais pas très en forme… et mon cardio, on n’en parle même pas.
Je ne suis pas une personne facile d’approche, ni très à l’aise en groupe habituellement.
Mais dès le départ, la personnalité et l’accessibilité des instructeurs m’ont accroché.
Leur manière d’être.
Leur façon de communiquer.
Leur capacité d’inclure les gens autour d’un sujet commun : le Kungfu.
Ils provoquent l’envie de se déplacer pour chaque cours, autant après une bonne journée qu’après une mauvaise.
C’est une seconde nature chez eux : ils savent y faire avec les gens.
On le remarque dès le premier cours.
La passion transparaît chez eux… et elle devient contagieuse.
Ensuite, chaque sueur, chaque effort, chaque défi devient plus simple à envisager.
Sans pression malsaine. Sans autorité déplacée.
Personnellement, peu importe la vitesse à laquelle j’évolue comme pratiquant de kungfu,
je sais que je vais dans la bonne direction.
Il n’y a pas de limite à l’enseignement.
Le « pourquoi » est toujours expliqué. Toujours nourri.
Comprendre ce que l’on fait, et dans quel but, revêt une grande importance dans une discipline martiale.
C’est ce qui fait toute la différence, à mon avis, entre abandonner au bout d’un certain temps…
ou continuer à apprendre.
Pas seulement des mouvements.
Mais des concepts qui se complètent et évoluent dans le temps.
Je ne sais pas jusqu’où je vais me rendre.
Je ne sais pas à quelle vitesse je vais évoluer.
Mais je sais une chose.
Je ne pratique pas le Kungfu parce que c’est facile.
Je le pratique parce que ça a du sens.
Patrick Fournier
Étudiant